La tradition comme manifestation des conditions de l'existence

Il ne reste que des traces résiduelles et dispersées de ces traditions qui permettaient d’invoquer sans cesse le grand Tout, supérieur et numineux, qui nous accueille en son sein. Ce temps où l’on dansait pour la terre, en totale offrande, l’âme frissonnant au contact de la Nature. Ce temps où être humain n’était pas un acte de foi mais la condition indéniable de tous les instants de la vie.

Lorsqu’on s’intéresse de près au phénomène, la célébration est une forme de sensibilisation à tous ces cycles qui nous entourent et se répètent. Le renouvellement n’est que joie, celle du commencement et de la fin qui se produisent en pleine osmose, rappelant les enjeux incompressibles de notre présence terrestre. S’exalter de vivre pour mourir sans jamais songer à l’oublier, comme accepter de brûler vif dans cette vérité dont vous ne pourrez jamais vous extirper.

Le tableau de Joseph Tomanek fait le témoignage de ces pratiques et considérations qui sombrent progressivement dans l’immémorial. On y retrouve Pan comme figure protectrice des rites de la Nature et les nymphes comme divinités représentatives de cet état d’exaltation qui en découle.

Notre conscience moderne dorénavant dans un déni frayant cette nouvelle hominescence, la voie qui remonte jusqu’au primitif pourrait devenir une expérience rétrospective à mettre en perspective pour retrouver les notions primordiales de l’Être.

Crédits : Joseph Tomanek, Nymphs dancing to Pan’s flute

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