Urbanisme, mon amour

Ce n'était pas un amour originel. Un contexte un peu trop éprouvant, peut-être parce que j'y avais grandi beaucoup trop longtemps sans réussir à me délester complètement de son enveloppe qui me collait à la peau, qui me poursuivait ou me définissait à bien trop d'égard selon moi : les structures urbaines avaient tendance à me tendre et j'avais fatalement pour habitude de les éviter à mes trajets et de les occulter de mon champ de vision.


Et puis, l'expérience révèle des dimensions encore jamais perçues, une dimension d'enchantant insoupçonnée. Peut-être que parce que ces blocs, ces textures et ces couleurs prétendues maussades me définissent et m’appartiennent dans mon horizon propre, qu'elles détiennent une vérité et un secret inaltérable, incompressible.


Dorénavant, j'ai décidé de leur rendre hommage, de leur restituer ce que je pouvais estimer être leur noblesse, modestement, du mieux que je peux, en commençant seulement par leur apporter de l'attention et mon regard, et pour ainsi dire, mon objectif...


Gare de Lyon, février 2018






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