Les étreintes : résidence d'éternité


Les étreintes

Certaines œuvres vous figent. Mais elles, pourtant statiques, ne se figent pas. Elles regorgent de mille intensités, de mille émois, d'un mouvement infini provenant du passé, s’enfonçant dans un futur lui aussi présumé sans fin. L'absence de durée, ce hors-cadre où l'on ne compte plus. Une nouvelle ère. Plus de bordures, plus de frontières, plus de limites. Ni le temps qui passe, ni le temps que l'on gâche. Il n'y a que les corps et les esprits qui s'entremêlent dans un trop plein qui élague pour revenir à l’essentiel : réussir à survivre. Les étreintes me fascinent parce que l'on s'y perd, l'autre devient un écueil pour nos peurs, laissant subsister à nouveau nos désirs aux signifiants non-coupables. Je crois que l’on fantasme les bras de l’autre comme ceux dans lesquels s’y éteindre devient un désir suave.


Crédits dessin : Auguste Rodin, Le Baiser



Posts à l'affiche
Posts à venir
Tenez-vous à jour...
Posts Récents
Archives
Rechercher par Tags
Pas encore de mots-clés.